MONUMENT AUX MORTS
C’est après la grande guerre (celle qui devait être la dernière) que dans chaque commune un monument a été érigé en mémoire de ses enfants morts au combat.
C’est par La loi N°15135 du 25 novembre 1919 (signée par Monsieur POINCARE – Président de la république et Monsieur CLEMENCEAU - Président du Conseil) relative à la glorification des morts pour la France lors la Grande Guerre, qui furent érigés dans les communes de Française un monument aux morts.
Loi du 31 juillet 1920
Article 81 : les subventions accordées par l’Etat aux communes par application de l’article de la loi du 25 octobre 1919, en vue de glorifier les Héros de la Grande Guerre, seront calculés d’après des barèmes, en raison du nombres des combattants nés ou résidant dans la commune, qui seront Morts pour le Patrie, comparés au nombre des habitants de la commune déterminé par le recensement de 1911, et en raison inverse de la valeur du centime communal, démographie de l’année où la subvention est accordée.
De 4% à 15% selon que le nombre de morts par rapport à la population est compris entre 1% et plus de 9%.
De 1% des crédits inscrits au budgets à 11%par rapport à la valeur du centime communal de moins de 3 francs à plus de 20 Francs.
Les monuments aux morts peuvent être érigés dans le cimetière communal ou sur un autre emplacement choisi par la commune. Le monument ne comportera en aucune façon d’inscription d’ordre religieuse.
Le Ministre de l’Intérieur rappel dans un note 29 octobre 1922 qu’en aucun cas les monuments aux morts seront de fabrication Allemande
La mention Mort pour la France, institué par la loi du 2 juillet 1915 t modifiée par la loi du 22 février 1922 doit figurer sur le monument, avec la liste des habitants morts au combat.
Pour faciliter le travail des communes l’Etat avait fait une sorte de catalogue de monuments en précisant aussi les symboliques retenues :
Les palmes de la victoire
Le rameau d’oliviers
La couronne de lauriers…
EXTRAIT DU LIVRE DES DELIBERATIONS DU CONSEIL de 1898 à 1930
15 avril 1920
Les fonds produits, par la souscription lancée auprès des habitants de la commune pour l’érection d’un monument aux morts, se monte à 1276 frs.
Le conseil s’engage à voter une somme supplémentaire pour le monument.
17 juillet 1920
Le conseil municipal procède au vote pour désigner l’emplacement ou sera érigé le monument :
Place de la Mairie 6 voix
Place du cimetière 2 voix
28 septembre 1920
Le conseil établit le plan de financement du projet :
Souscription 1520,95 Frs
Reliquat d’un concert 392,55 Frs
Participation Budget 1921 450,00 Frs
Soit un total de 2363,50 F
24 et 29 décembre 1920
Le conseil demande que soit établi par le mâcon un devis pour réaliser le socle et le monument.
Il souhaite aussi savoir quel sera le coût du transport du monument et des obus.
12 Juin 1921
Le conseil municipal accepte le devis du maçon pour le socle et le monument d’un montant de 837,20 frs.
Le monument de la commune est en forme d’obélisque posé sur un gros socle, entouré de grilles avec à chaque coin un obus.
Les obus : Ces signes de mort, fichés comme des trophées donnent une signification belliqueuse aux monuments et d'une façon rassurent. La mort est remplacée par les créations guerrières qui l'ont provoquée
On peut voir sur cette face du monument plusieurs symboles :
La croix de Guerre : On la rencontre en relief, gravée, en application, se détachant au sommet du monument …Ici on trouve une croix de guerre avec étoile de bronze, en mémoire du Soldat SAINCE René. Cette décoration a été attribuée avec la citation suivante : S’est élancé cranement à l’attaque d’une tranchée ennemie, glorieusement tué au moment de l’assaut. Il avait 30 ans
La première avec la mention suivante : Aux enfants de l’Habit morts aux champs d’honneur – 1914/1918
1) Les membres des forces armées françaises tués au combat, morts des suites de maladies contractées ou d'accidents survenus en service commandé au cours des guerres mondiales, d'Indochine, d'Algérie, des opérations extérieures de maintien de l'ordre ou de la paix, notamment sous mandat de l'ONU.
2) Les prisonniers de guerre décédés dans les mêmes circonstances
3) Les victimes civiles de nationalité française des guerres de 14-18, 39-45, d'Indochine ou d'Algérie. Lorsque le décès survenait en zone de guerre, la mention "Mort pour la France" était inscrite, par l'autorité militaire, sur l'acte de décès qui était ensuite transmis à la mairie du domicile de la victime.
Ou sont inscrits les noms des habitants de la commune morts lors de la première guerre mondiale (1914-1918). Cette liste est un remerciement posthume à ces soldats qui ont donnés leur vie pour notre liberté. Elle sert aussi pour que les générations futures ne les oublient pas.