Une des particularités de l’église est que celle-ci comporte deux clochers :
- Un clocher carré à charpente octogonale (à l’extrémité orientale de la nef), surmonté d’un crucifix et d’un coq, contenant trois cloches
- Un clocher en pierre surmonté d’un campanile (situé au-dessus du chœur) contenant les clochettes servant à donner l’heure
Cloche N°1 – Nom : Catherine – date : 1676 classée au titre d’objet (2016/05/31)
Poids 890 Kg – Hauteur 88cm – diamètre 115,5cm – Métal : Bronze fondu
Anses : de type "couronne" 6 anses avec gorge centrale
Cerveau de cloche : la bélière est apparente dans l’anse maîtresse
Haut de robe : inscription placée dans trois bandeaux(chaque bandeau est encadré d’un filet supérieur et d’un filet inférieur). Entre chaque bandeau est placé un gros filet de séparation. L’inscription en relief est réalisée avec des lettres en capitales romaines avec empattement. Elle débute par une croix ornementée posée sur un piédestal lui aussi ornementé. Chaque mot est séparé par une fleur de lys.
1676 – Maitre Edme François de la Porte, Prêtre, Curé de ce lieu, elle fut nommée Catherine par Madame Catherine Fournier, veuve du haut et puissant seigneur Messire Pierre du Fay Chevalier Baron de St André, Seigneur de la Mésangère, Marcilly sur Eure, Bois Bernard et compagnie et par L’illustre Seigneur Frère Guillaume du Fay la Mésangère Chevalier de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem, commandeur de Sour (ville du sultanat d’Oman) et Darville (ville de Belgique), Maitre Antoine le Jeune Echevin, Noel Sebire, François Gilles André (Victrs).
L’inscription est encadrée par deux filets supérieurs et deux filets inferieurs. Sous l’inscription : large bandeau de 9cm de Hauteur.
En milieu de robe :
Au nord-est : Un écu français moderne avec une croix centrale cantonnée de 4 étoiles.
Une croix se trouve au chef de ce blason ; L’écu repose sur une croix de Jérusalem. Ce blason est celui du Seigneur Guillaume du Fay La Mésangère, Chevalier de l’ordre de St Jean de Jérusalem.
Au sud-est : Ecu français moderne, timbré d’une couronne de baron (H :130mm, L85mm)
A la senestre : une croix cantonnée de 4 étoiles
A dextre : un engin oratoire (herse) surmonté d’une étoile.
Il s’agit des armoiries de Pierre du Fay, chevalier Baron de Saint André de la Marche (+1674) il était le fils de George du Fay de la Mésangère et de Marguerite d’Alègre, dame de saint André de la Marche et petit fils de Pierre du Fay, seigneur de St Thurien et de son épouse Françoise de Pardieu. (La famille du Fay de la mésangère régnera sur St André de 1639 à 1716)
Au sud-ouest : Grande croix latine (H : 240mm, L 130mm) ornementée de rinceaux, surmontée de fleurs de lys et reposant sur un piédestal de 3 degrés.
Le rinceau constitué d'une arabesque de feuillages, de fleurs ou de fruits, sculptée ou peinte servant d'ornement en architecture.
Dessous : Cartouche rectangulaire du fondeur avec entourage de rinceaux.
Jehan AUBERT : Originaire de Lisieux Fondeur de cloches St André de la marche en 1676, Eglise de la trinité de Vendôme, Eglise St-Pierre-St-Paul de Damblainville (Calvados), Eglise St VAAST de Longmont
Cloche N° 2 – Nom : Rose Ambroise – date : 1821 classée au titre d’objet (2016/05/31)
Poids : 680Kg – Hauteur : 82,5 cm – diamètre : 106cm - Métal : Bronze fondu
Anses : de type "couronne", 6 anses non décorées ; une anse située du côté nord-est posée en biais.
Cerveau de cloche : une doucine (la doucine peut désigner une moulure travaillée en forme de S)
Haut de robe : inscription placée en quatre bandeaux (h : 20mm) chaque bandeau est encadré d’un filet supérieur et d’un filet inférieur. L’ensemble est encadré en haut et en bas d’un double filet.
L’inscription en relief est réalisée avec des lettres capitales romaines avec empattement.
Des croix de malte sont positionnées dans l’inscription. Des mains placées à la fin de la 1ère et 2nd indiquent le sens de lecture
L’an de Jésus Christ 1821 cette cloche a été bénie par Monseigneur P.C. DELANOE chanoine honoraire, 1er Vicaire de la cathédrale d’Evreux.
Elle a été nommée ROSE AMBROISE par Monseigneur Jacques ROSE Chevalier de la Bigotière et Chevalier des ordres royaux de Saint Louis et de la légion d’honneur. Chef d’escadron aux dragons de la garde royale et par la noble demoiselle Ambroise CHESNARD DE BOUSSEY.
En présence du sieur François AUMONT, marguiller (Le Marguiller est celui qui tient les registres de l’Eglise) et de Messieurs Simon LEBLOND – Maire, Denis DUVAL - Adjoint
L’inscription est encadrée d’un filet supérieur et d’un filet inférieur
Milieu de robe : au nord une grande croix latine (H 23cm) garnie de rinceau reposant sur un piédestal à 4 degrés, dessous inscription J. COPIE FECIT
Faussure de la cloche : 3 filets
Cloche en bronze fondu, œuvre de Jean COPIE fondeur réalisée en 1821, en 1823 il réalise une cloche pour la commune de Nonancourt. Il a travaillé en collaboration avec le fondeur Bailly
Cloche N°3 – Nom : Louise Adélaïde – 1783 classée au titre d’objet (2016/05/31)
Poids : 480 Kg – Hauteur : 75cm – Diamètre : 92,5 cm - Métal : Bronze fondu
Anses : de type "couronne", anses aux arêtes vives, sans décor
Cerveau de cloche : doucine
Haut de robe : Inscription placée dans sept bandeaux (hauteur 15 mm).
Chaque bandeau est encadré d’un filet supérieur et d’un filet inférieur. L’ensemble des bandeaux est encadré en haut et en bas d’un filet double.
L’inscription en relief est réalisée avec des lettres en capitales romaines avec empattement.
Les lignes débutent toutes par un croix latine posée sur un piédestal.
L’an 1783, cette cloche a été nommée Louise Adélaïde par le très haut et très puissant Seigneur, Monseigneur Louis, Hercule, Timoléon, de COSSE Duc de BRISSAC Pair et Grand Panetier de France, Maréchal des camps et armées du Roi, Inspecteur Général de ses troupes à cheval, capitaine colonel de la compagnie des cents Suisses, de la garde du corps de sa majesté, de ses ordres ; Gouverneur et Lieutenant Général pour le Roi. De la ville Prévost et Vicomte de Paris seigneur du duché pairie de Damville, Baron de Saint André en la Marche et par très haute et puissante dame Adelaïde Hortense Delie Mancini de Nivernois Duchesse de BROISSAC, PONT CHARTRAIN et de MAUREPAS, Baronne de BENNE BENIE et par Monseigneur Pierre François BOURDET curé de ce lieu.
Milieu de robe à l’ouest : sous l’inscription : cartouche du fondeur (Hauteur 80 mm – longueur 70 mm) aux coins coupés avec rinceau et une petite cloche au milieu.
Dessous est placé un crucifix avec tilulus (Le titulus est un petit écriteau. L’évangile mentionne le titulus cloué sur la croix) et inscription : INRI. Sainte Marie Madeleine enserrant la base de la croix. La croix repose sur un piédestal à trois degrés
A l’est : Effigie (H 100mm – L 55mm) de la vierge à l’enfant tenant un sceptre.
Faussure de la cloche : un bandeau de 15 mm avec inscription JEAN AUFRESNE TRESORIER JUILLIO FONDEUR NOEL DUVAL PROPIETAIRE DE LA TERRE DE LA FERRIERE FONDE DE POUVOIR A LA FONTE DE LA CLOCHE ; sous ce bandeau un, filet.
Cloche en bronze fondu, œuvre de Nicolas SIMONNNOT né en 1682 et décédé en 1745 originaire de BEUVRANNES (Haute- Marne)
LE CLOCHER / LE CAMPANILE
La plus grande partie du chœur terminée par une abside à quatre pans et construite en blocage (une maçonnerie de blocage est constituée par un mélange de mortier et de pierres tout venant, coffré deux parements dressés avec soin faisant office de coffrage) datant du début du 16ème (1500 à 1550) il est éclairé par deux fenêtres à meneaux de style renaissance. Le chœur est surmonté d’un petit clocher en pierre dominé par un campanile datant du milieu 19ème siècle 1850
Sur le haut du campanile est installé une horloge. Elle date du milieu du 19ème siècle.
Elle fut construite par les Etablissement Henry LEPAUTE – situés à PARIS dans le 15ème arrondissement.
La photo ci-dessous montre le système mécanique faisant fonctionner l’Horloge, il fut remplacé au début de 20ème siècle par un système électrique
Sur le fronton est inscrit la devise de la République :
LIBERTE – EGALITE – FRATERNITE
Adoptée officiellement le 27 février 1848 par la Deuxième République.
En 1879 la Troisième République, la fait inscrire aux frontons de tous les édifices publics pour la célébration du 14 juillet 1880.
Les églises sont propriétés de l’Etats, leur entretien est à la charge de la commune.
Depuis la loi de 1905 sur la séparation de l’église et de l’Etat, les églises construites après cette date sont la propriété des Evêchés.