Dès le XVIème siècle à nos jours Saint-André se développe grâce à une activité agricole plus particulièrement céréalière. Des lettres-patentes de 1731 confirment les droits de foires et marchés au bourg de Saint André en la Marche. Ces derniers devinrent importants : ils avaient lieu le vendredi. Ce jour de marché est encore d'actualité de nos jours. Ils se tenaient sous la halle qui était édifiée sur la place centre bourg (voir histoire de la halle). Les foires avaient lieu le 20 janvier, le le' mai, et le 8 septembre. On peut lire dans le dictionnaire typographique statistique et historique du département, édité en 1840 à Evreux « Les marchés de Saint-André sont forts considérables pour la vente des volailles, veaux et porcs, il s'y trouve chaque semaine cinq ou six cents porcs, qui viennent des départements de l'ouest de l'Ille-et-Vilaine et qui sont achetés soit pour être dans le pays, soit pour la consommation de Paris »
Au XXème siècle les fêtes du ler mai et du début septembre sont maintenues. La fête de septembre, abandonnée depuis, était l'occasion de l'élection d'une « Rosière ». La fête de la rosière consiste, à l'origine, en la remise d'une couronne de roses à la jeune fille dont la conduite, la vertu, la piété et la modestie sont irréprochables. La dernière rosière de Saint André a été célébrée en 1966. Cette fête puise ses origines au Xlllème siècle, abandonnée, puis remise à l'honneur par des gentilshommes de la cour. Seule la fête du le' mai est toujours en vigueur, bien qu'elle ait perdue de sa notoriété, elle est l'occasion d'une foire à tout.