Au XIIème siècle. Un hameau s’est construit autour d’une église dédiée à SAINT ANDRE ; On appelle ce Hameau Saint André de la Marche, parce qu’il est placé aux frontières, du duché de Normandie et du royaume de France. Au 19ème siècle la commune s’appelait encore Saint André La Marche. Elle prit le nom de saint André de l’Eure entre 1802 et 1850
La Situation de l’église et de ses représentants se dégrade durant la révolution.
En novembre 1789, les biens de l’église sont confisqués par l’état. Les congrégations religieuses sont dissoutes.
En juillet 1790, l’Assemblée constituante vote la Constitution civile du clergé.
En 1789 Le curé de St André se nomme COUDEVILLAIN, comme beaucoup de ses confrères normands il est obligé de fuir la France. Opposé à la nouvelle constitution, il devient de ce fait réfractaire, risquant la peine de mort. Il ne reviendra seulement qu’en 1802 après la signature du concordat. Il débarque à Dieppe, venant d’Angleterre.
Les terres et autres possessions de l’Eglise devenant vacantes, par l’abdication des curés, sont vendues au bénéfice de la nation.
Saint André chef-lieu d’arrondissement dépend de l’agence des domaines nationaux du district d’Evreux. La vente des biens sera confiée à un commissaire.
Ainsi 12 acres de terres, (70 ares) de la commune, issus de domaines d’immigrés seront adjugées à un cultivateur de Boussey pour un fermage annuel 410 livres tournoi (1 livre tournois = 1 francs or en 1789).
Durant la révolution et jusqu’au Concordat, la commune s’appelle :
André en la marche. Les symboles religieux sont incompatibles avec les nouveaux principes de démocratie et d’athéisme, d’où la suppression du mot Saint dans le nom des communes
On ne peut pas parler de l’église de Saint André de l’Eure, sans évoquer le Chanoine Georges Boulogne et Monsieur Jules Cayaux.
On peut trouver deux plaques évoquant leurs mémoires sur le mur de la nef collatérale.
Le Chanoine Boulogne (membre du réseau Hector) fut arrêté le 9 octobre 1941, avec 13 autres membres du département et un groupe de Seine Maritime par la Gestapo. La police Allemande avait trouvé sur un résistant une liste de personnes où figurait le Chanoine Boulogne.
Après un bref séjour à la prison d’Evreux, il est transféré à Fresnes et y restera jusqu’au 17 décembre 1941, ensuite direction l’Allemagne :
Wuppertal jusqu’au 6 mai 1942
Anrath en Rhénanie jusqu’à fin janvier 1944.
Et en dernier au camp de Sachsenhausen en juin 1944
Monsieur Jules Cayaux né le 25 mai 1886 à Maubeuge - département du Nord – Percepteur de St André ; Chef de secteur de la Résistance de Saint André de l’Eure, Réseau Vengeance - comité OCM Il fut dénoncé en mai 1944 par un policier Français nommé DUBOIS (Dubois fut condamné à mort le 22 novembre 1944)
Il meurt en déportation le 18 aout 1944 au camp de BERGEN BELSEN
L’Eglise de Saint André possède deux clochers
L’Eglise est un bel ensemble qui a été remanié du 16ème au 19ème siècle. Néanmoins, il reste des vestiges du 12ème siècle, à savoir une travée de blocage au sud du chœur, percée d’une fenêtre cintrée aujourd’hui murée.
Le mur sud de la nef construit en échiquier est en pierre et silex de Vernon, il a été édifié au début du 16ème siècle. Il est percé de deux fenêtres de styles flamboyants à meneau (ensemble vertical en pierre de taille divisant la fenêtre en deux) et d’une fenêtre en plein cintre. L’ancien portail sud en arc bandé est muré.
Une des particularités de l’église est que celle-ci comporte deux clochers :
- Un clocher carré à charpente octogonale (à l’extrémité orientale de la nef), surmonté d’un crucifix et d’un coq, contenant trois cloches
- Un clocher en pierre surmonté d’un campanile (situé au-dessus du chœur) contenant les clochettes servant à donner l’heure
Cloche N°1 – Nom : Catherine – date : 1676 classée au titre d’objet (2016/05/31)
Poids 890 Kg – Hauteur 88cm – diamètre 115,5cm – Métal : Bronze fondu
Anses : de type "couronne" 6 anses avec gorge centrale
Cerveau de cloche : la bélière est apparente dans l’anse maîtresse
Haut de robe : inscription placée dans trois bandeaux(chaque bandeau est encadré d’un filet supérieur et d’un filet inférieur). Entre chaque bandeau est placé un gros filet de séparation. L’inscription en relief est réalisée avec des lettres en capitales romaines avec empattement. Elle débute par une croix ornementée posée sur un piédestal lui aussi ornementé. Chaque mot est séparé par une fleur de lys.
1676 – Maitre Edme François de la Porte, Prêtre, Curé de ce lieu, elle fut nommée Catherine par Madame Catherine Fournier, veuve du haut et puissant seigneur Messire Pierre du Fay Chevalier Baron de St André, Seigneur de la Mésangère, Marcilly sur Eure, Bois Bernard et compagnie et par L’illustre Seigneur Frère Guillaume du Fay la Mésangère Chevalier de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem, commandeur de Sour (ville du sultanat d’Oman) et Darville (ville de Belgique), Maitre Antoine le Jeune Echevin, Noel Sebire, François Gilles André (Victrs).
L’inscription est encadrée par deux filets supérieurs et deux filets inferieurs. Sous l’inscription : large bandeau de 9cm de Hauteur.
En milieu de robe :
Au nord-est : Un écu français moderne avec une croix centrale cantonnée de 4 étoiles.
Une croix se trouve au chef de ce blason ; L’écu repose sur une croix de Jérusalem. Ce blason est celui du Seigneur Guillaume du Fay La Mésangère, Chevalier de l’ordre de St Jean de Jérusalem.
Au sud-est : Ecu français moderne, timbré d’une couronne de baron (H :130mm, L85mm)
A la senestre : une croix cantonnée de 4 étoiles
A dextre : un engin oratoire (herse) surmonté d’une étoile.
Il s’agit des armoiries de Pierre du Fay, chevalier Baron de Saint André de la Marche (+1674) il était le fils de George du Fay de la Mésangère et de Marguerite d’Alègre, dame de saint André de la Marche et petit fils de Pierre du Fay, seigneur de St Thurien et de son épouse Françoise de Pardieu. (La famille du Fay de la mésangère régnera sur St André de 1639 à 1716)
Au sud-ouest : Grande croix latine (H : 240mm, L 130mm) ornementée de rinceaux, surmontée de fleurs de lys et reposant sur un piédestal de 3 degrés.
Le rinceau constitué d'une arabesque de feuillages, de fleurs ou de fruits, sculptée ou peinte servant d'ornement en architecture.
Dessous : Cartouche rectangulaire du fondeur avec entourage de rinceaux.
Jehan AUBERT : Originaire de Lisieux Fondeur de cloches St André de la marche en 1676, Eglise de la trinité de Vendôme, Eglise St-Pierre-St-Paul de Damblainville (Calvados), Eglise St VAAST de Longmont
Cloche N° 2 – Nom : Rose Ambroise – date : 1821 classée au titre d’objet (2016/05/31)
Poids : 680Kg – Hauteur : 82,5 cm – diamètre : 106cm - Métal : Bronze fondu
Anses : de type "couronne", 6 anses non décorées ; une anse située du côté nord-est posée en biais.
Cerveau de cloche : une doucine (la doucine peut désigner une moulure travaillée en forme de S)
Haut de robe : inscription placée en quatre bandeaux (h : 20mm) chaque bandeau est encadré d’un filet supérieur et d’un filet inférieur. L’ensemble est encadré en haut et en bas d’un double filet.
L’inscription en relief est réalisée avec des lettres capitales romaines avec empattement.
Des croix de malte sont positionnées dans l’inscription. Des mains placées à la fin de la 1ère et 2nd indiquent le sens de lecture
L’an de Jésus Christ 1821 cette cloche a été bénie par Monseigneur P.C. DELANOE chanoine honoraire, 1er Vicaire de la cathédrale d’Evreux.
Elle a été nommée ROSE AMBROISE par Monseigneur Jacques ROSE Chevalier de la Bigotière et Chevalier des ordres royaux de Saint Louis et de la légion d’honneur. Chef d’escadron aux dragons de la garde royale et par la noble demoiselle Ambroise CHESNARD DE BOUSSEY.
En présence du sieur François AUMONT, marguiller (Le Marguiller est celui qui tient les registres de l’Eglise) et de Messieurs Simon LEBLOND – Maire, Denis DUVAL - Adjoint
L’inscription est encadrée d’un filet supérieur et d’un filet inférieur
Milieu de robe : au nord une grande croix latine (H 23cm) garnie de rinceau reposant sur un piédestal à 4 degrés, dessous inscription J. COPIE FECIT
Faussure de la cloche : 3 filets
Cloche en bronze fondu, œuvre de Jean COPIE fondeur réalisée en 1821, en 1823 il réalise une cloche pour la commune de Nonancourt. Il a travaillé en collaboration avec le fondeur Bailly
Cloche N°3 – Nom : Louise Adélaïde – 1783 classée au titre d’objet (2016/05/31)
Poids : 480 Kg – Hauteur : 75cm – Diamètre : 92,5 cm - Métal : Bronze fondu
Anses : de type "couronne", anses aux arêtes vives, sans décor
Cerveau de cloche : doucine
Haut de robe : Inscription placée dans sept bandeaux (hauteur 15 mm).
Chaque bandeau est encadré d’un filet supérieur et d’un filet inférieur. L’ensemble des bandeaux est encadré en haut et en bas d’un filet double.
L’inscription en relief est réalisée avec des lettres en capitales romaines avec empattement.
Les lignes débutent toutes par un croix latine posée sur un piédestal.
L’an 1783, cette cloche a été nommée Louise Adélaïde par le très haut et très puissant Seigneur, Monseigneur Louis, Hercule, Timoléon, de COSSE Duc de BRISSAC Pair et Grand Panetier de France, Maréchal des camps et armées du Roi, Inspecteur Général de ses troupes à cheval, capitaine colonel de la compagnie des cents Suisses, de la garde du corps de sa majesté, de ses ordres ; Gouverneur et Lieutenant Général pour le Roi. De la ville Prévost et Vicomte de Paris seigneur du duché pairie de Damville, Baron de Saint André en la Marche et par très haute et puissante dame Adelaïde Hortense Delie Mancini de Nivernois Duchesse de BROISSAC, PONT CHARTRAIN et de MAUREPAS, Baronne de BENNE BENIE et par Monseigneur Pierre François BOURDET curé de ce lieu.
Milieu de robe à l’ouest : sous l’inscription : cartouche du fondeur (Hauteur 80 mm – longueur 70 mm) aux coins coupés avec rinceau et une petite cloche au milieu.
Dessous est placé un crucifix avec tilulus (Le titulus est un petit écriteau. L’évangile mentionne le titulus cloué sur la croix) et inscription : INRI. Sainte Marie Madeleine enserrant la base de la croix. La croix repose sur un piédestal à trois degrés
A l’est : Effigie (H 100mm – L 55mm) de la vierge à l’enfant tenant un sceptre.
Faussure de la cloche : un bandeau de 15 mm avec inscription JEAN AUFRESNE TRESORIER JUILLIO FONDEUR NOEL DUVAL PROPIETAIRE DE LA TERRE DE LA FERRIERE FONDE DE POUVOIR A LA FONTE DE LA CLOCHE ; sous ce bandeau un, filet.
Cloche en bronze fondu, œuvre de Nicolas SIMONNNOT né en 1682 et décédé en 1745 originaire de BEUVRANNES (Haute- Marne)
LE CLOCHER / LE CAMPANILE
La plus grande partie du chœur terminée par une abside à quatre pans et construite en blocage (une maçonnerie de blocage est constituée par un mélange de mortier et de pierres tout venant, coffré deux parements dressés avec soin faisant office de coffrage) datant du début du 16ème (1500 à 1550) il est éclairé par deux fenêtres à meneaux de style renaissance. Le chœur est surmonté d’un petit clocher en pierre dominé par un campanile datant du milieu 19ème siècle 1850
Sur le haut du campanile est installé une horloge. Elle date du milieu du 19ème siècle.
Elle fut construite par les Etablissement Henry LEPAUTE – situés à PARIS dans le 15ème arrondissement.
La photo ci-dessous montre le système mécanique faisant fonctionner l’Horloge, il fut remplacé au début de 20ème siècle par un système électrique
Sur le fronton est inscrit la devise de la République :
LIBERTE – EGALITE – FRATERNITE
Adoptée officiellement le 27 février 1848 par la Deuxième République.
En 1879 la Troisième République, la fait inscrire aux frontons de tous les édifices publics pour la célébration du 14 juillet 1880.
Les églises sont propriétés de l’Etats, leur entretien est à la charge de la commune.
Depuis la loi de 1905 sur la séparation de l’église et de l’Etat, les églises construites après cette date sont la propriété des Evêchés.
Le chœur avec son abside à quatre pans, est du style renaissance, il date du milieu du 16ème siècle. Sur ces piliers cannelés malgré les dégradations, du la révolution de 1789, des sculptures, on distingue encore : un christ en croix, de larges coquilles St Jacques, un visage barbu, St Michel terrassant le dragon, mais aussi des éléments de la passion (coq, échelle du calvaire…) Une croix de St André
Sur chacun des quatre pans est installée une verrière à meneau, les vitraux sont beaucoup plus récents (1956), ils remplacent les anciens vitraux détruits certainement lors de la deuxième guerre mondiale.
Un meneau est un élément architectural vertical ici en pierre de taille, qui divise la fenêtre. Le meneau sert
De soutien structurel à un arc ou linteau au-dessus de cette ouverture.
A rigidifier pour la fenêtre.
Il peut comporter des barres horizontales
La façade occidentale se trouve à l’entrée de l’église avec un portail pseudo flamboyant du 16ème qui fut remanié au milieu du 19ème siècle.
Au-dessus du portail on peut voir un œil de bœuf muré qui autrefois devait surement contenir un vitrail.
A la gauche du portail se trouve la Chapelle, attenante à l’église, appelée aussi nef collatérale. Elle fut construite dans les années 1837/1838 suite à une demande datant de 1825. La construction de la sacristie date de la même période.
La façade est trouée par une fenêtre de plein cintre
(La fenêtre plein cintre fait partie de la famille des fenêtres cintrées. Elle forme un arc-de-cercle complet sur la partie supérieure et se composent de plusieurs pans vitrés placés les uns à côté des autres)
Des croix de consécration peintes :
En principe au nombre de 12 (Rappelant les 12 apôtres)
Ces croix peuvent être peintes, gravées ou sculptées sur les murs, les piliers, les colonnes). Disposées à l'intérieur d'une église.
C'est à l'évêque du lieu que revient le rôle de donner l'onction du saint chrême et de l'huile des catéchumènes à chacune des douze croix lors de la cérémonie de consécration de l'église.
Au-dessus du sas d’entrée se trouve un vitrail de style gothique (19° siècle). Représentant Saint Eugène, évêque, avec sa mitre et sa crosse (Martyr du IIIe siècle).
Ce vitrail a été donné par : Eugène Janvier de la Motte (1823-1884)
Nommé Préfet de l’Eure le 12 Juillet 1856
Il fut député pendant 3 mandats (réf. Site de l’Assemblée nationale) du 20/02/1876 au 26/02/1884
Nous ne connaissons les raisons de ce don
Litre et armoiries du 18ème siècle : il était d’usage bien avant la révolution que les Seigneurs du lieu soient inhumés sous les dalles de l’église. A défaut d’inhumation dans l’église même, leurs armoiries y étaient représentées sur une bande noire en signe de deuil (la litre).
Il s’agit ici des armes de Joseph Durey de Sauroy, Marquis du Terrail, Baron de Saint André (né en 1712 – décédé le 12 juin 1770) et de son épouse Marie Rosalie de Goësbriand. Elles sont surmontées d’une couronne de marquis.
Les seigneurs du Terrail avaient pour devise : (sans peur et sans reproche) car ils appartenaient à une branche bâtarde de la famille du chevalier Bayard.
Le Baron Joseph Duray de Sauroy est un descendant de Bayard par sa mère Marie Claire d’Estaing Marquise du Terrail.
Ces armoiries et cette devise se retrouvent sur le plafond à caissons de l’église et sur la Fontaine du centre-ville
La Litre funéraire est un bandeau noir peint sur le pourtour des murs de l'église. Sur le litre sont peint les armoiries du Seigneur de la paroisse en signe de deuil. Rite aboli par la révolution
Le nom de commune n’existe que depuis la révolution, avant on parlait de paroisse
Héraldisme : Ecartelé : aux 1 et 4 d'azur à trois fleurs de lys d'or, au chef aussi d'or (d'Estaing du Terrail) ; aux 2 et 3 de gueules à la barre d'argent (Comboursier) ; sur le tout de sable au rocher d'argent surmonté d'une croisette du même (Durey).
Il en a été de même pour les GROESBRIAND, pour qui les véritables armes sont : Ecartelé : aux 1 et 4 de gueules à trois pals de vair, au chef d'or (Châtillon de Bouville) ; aux 2 et 3 d'argent au lion de sinople armé et lampassé de gueules (Brouilly Piennes) ; sur le tout d'azur à la fasce d'or (Goësbriand).
Sur le côté droit se trouve un bénitier du 16ème siècle :
La cuve octogonale en plomb est encastrée sur une pierre sculptée d’ornementations de rosettes sur son pourtour. La cuve est posée sur une colonne en pierre (réemploi d’un élément d’architecture certainement plus ancien).
Sous la cuve se trouvait une couronne dentelée qui n’a pu être sauvée.
Suite à une décision du conseil municipal en date du 16/01/2018, les fonts baptismaux et le bénitier seront restaurés. Grace à l’aide du conseil départemental de l’Eure et de la communauté de communes de l’EPN.
Sur le côté gauche, des fonts baptismaux du 18ème siècle :
En pierre taillée, le pied est décoré de cannelures et d’ornements de forme géométriques. La cuve ovale, est fermée par un couvercle en chêne sculpté de rubans et de fleurs. Sur le couvercle il y avait une croix ou une statuette qui a disparu.
Un des intérêts de l’église réside dans les magnifiques voutes de la nef du 16ème.
Elles sont cachées par le plafond à caissons datant de 1850.
Caissons effectués avec réemploi de bois reliefs du 16ème siècle.
Plafond et lambris en bois de recouvrement de » style renaissance, ornés de bas -reliefs représentant des angelots, des écus d’armoiries, des têtes de profil. Ces motifs décoratifs de réemploi datent probablement du 16ème siècle.
Ensemble en bois taillé datant du 16ème siècle
Ce calvaire comporte 2 statues et un Christ en croix
Saint Jean est vêtu d’un long manteau (Statue du 16ème siècle en chêne)
La tradition chrétienne lui attribue l'Évangile de Jean ainsi que trois épîtres, et l'Apocalypse.
Saint Jean est un des quatre Evangélistes
La statue avait été volée en février 1982 et retrouvée par la gendarmerie de Nogent sur seine (aube) Saint Jean, apôtre, évangéliste ; Né : 1er siècle à Bethsaïde, Décédé 1er siècle à Éphèse : Vénéré par l'Église catholique et l 'Église orthodoxe : Fête 27 décembre (Église catholique) 26 septembre (Église orthodoxe)
La vierge : (Statue en chêne du 16ème siècle) la vierge Marie est représentée le bras gauche replié, tenant son long voile, le bras droit, devant elle, semble montrer la croix. Cette croix provient sans doute d’une poutre de gloire. On l’appelle aussi Vierge dolente ou de douleurs
Christ en croix : (Statue du 16ème siècle en chêne)
Maintenu par 3 clous (2 aux mains et 1 aux pieds.) et portant la croix d’épines.
Fissures au niveau de l’épaule
Sous le calvaire - La cène Une sculpture en bois du 20ème siècle représente le dernier repas de Jésus et de ses apôtres.
(D’après un tableau de Léonard de Vinci). Ce groupe provient d’une poutre de gloire
Une poutre de gloire : est une poutre peinte, sculptée ou orfévrée, placée transversalement entre les sommiers d'un arc triomphal (arc de maçonnerie séparant la nef et le chœur d'une église), à l'entrée du transept ou à l'orée de l'abside).
Chemin de croix : En plâtre sculpté. Il a été offert par Madame Madeleine RAVANNE dans les années 1930.
Les 11 stations de la passion du Christ sont installées sur les murs des deux côtés de la nef. Il manque une station, Celle-ci a été brisée en 10 morceaux, elle est irréparable
Les vitraux de la nef, datent de 1956, ils sont l’œuvre de Monsieur François Lorin, Maître verrier de Chartres
(Les Ateliers Lorin ont été créés en 1863, par Nicolas Lorin)
Ces vitraux de facture moderne remplacent certainement le anciens vitraux détruit lors de la deuxième guerre mondiale
Des vitraux similaires se trouvent sur les murs de l’abside dans le cœur. Si ceux-ci sont abstraits, les vitraux du cœur sont représentatifs
LUTRIN : bois sculpté, tourné (Limite fin 18ème début 19ème siècle).
Provenant d’un chandelier pascal transformé en lutrin
Meuble à pupitre placé dans le chœur de l’église, il est destiné à recevoir ouverts les gros livres de chant liturgique
Degré d’Autel : (19ème siècle) Estrade de marqueterie de bois, plan circulaire, marquant l’entrée du chœur. En Bois de diverses teintes, figurant un soleil, avec au milieu un calice, une croix, un serpent, deux cœurs dont un percé d’un glaive
L'épée qui s'enfonce dans le cœur, C'est pour le cœur très pur de Marie.
Le cœur surmonté de la croix, représente le cœur sacré du Christ qui s’est fait homme et a donné sa vie pour l’humanité.
Le Calice : c’est la représentation du sang du Christ
La croix :la passion du Christ
Le Serpent et la pomme : le péché originel
Coupole en lambris dans le chœur (Classé au titre d’objet 1975/03/17)
Elle est formée de plusieurs panneaux avec des peintures (huiles sur toile) marouflées du 18ème siècle.
Ces peintures représentent les 4 évangélistes avec leur représentation tétramorphes et des éléments de la passion du christ.
La peinture de St Luc, portant la date de 1751, a été exécutée par Jacopo Amigoni,
Des restaurations furent entreprises dès 1848 :
St Jean par René Delaporte
Les trophées par D Coeuillier)
Symbolique biblique, les 4 évangélistes sont accompagnés par :
St Matthieu – L’ange
St Marc – Le lion
St Luc – le taureau
St Jean – L’aigle
Sous les tableaux, dans la couronne se trouvent :
Des têtes d’angelots
Les Armoiries de Monsieur de Monfort baron de St André de 1716 à1742
Les Armoiries de Monsieur Durey de Sauroy baron de St André de 1742 à 1784
Monsieur de Monfort
Lors d’un conseil municipal de février 1850, Monsieur Cissey aurait déclaré :
Le chœur, aurait été construit sur les ordres de la Reine Catherine de Médicis et consacré par un pape (peut-être Clément VII – oncle de la reine)
Le cœur renfermant les armoiries du chevalier Bayard. (Erreur – ce sont les armoiries du baron Durey de Sauroy) doit être sauvegardé
Baron Durey de Sauroy
Autel tombeau (18ème siècle) en chêne, peint en gris et doré à la feuille d’or, avec :
Aux angles : des têtes d’angelots dorés, décoration de palmes.
Au centre : en haut relief, l’agneau couché sur la croix en dessous se trouve le livre des sept sceaux (référence : Le livre de l’Apocalypse de Saint jean).
L'Agneau ouvre successivement les sept sceaux, ce qui provoque chaque fois une nouvelle vision :
le premier sceau fait apparaître le Premier Cavalier de l'Apocalypse, monté sur un cheval blanc qui représente la conquête ;
le deuxième sceau, le Deuxième Cavalier, montant un cheval rouge (ou roux) qui représente la guerre ;
le troisième sceau, le Troisième Cavalier, sur un cheval noir qui représente la famine ;
le quatrième sceau, le Quatrième Cavalier, sur un cheval verdâtre qui représente la mort par l'épée, la famine, ou la peste, est une sorte de synthèse des autres cavaliers ;
le cinquième sceau fait apparaître les âmes de tous les martyrs de tous les temps, martyrisés pour la Parole de Dieu ;
le sixième sceau annonce de grands cataclysmes accompagnant la fin du monde : tremblements de terre, le soleil devenant noir, la lune rouge, les étoiles tombantes (qui peuvent représenter la chute d'élus qui ne persévèrent pas dans la vraie Foi) ;
le septième sceau marque un Grand Silence. Puis sept Anges se tiennent devant Dieu, à qui sept trompettes sont données. Un autre Ange vient, tenant un encensoir : il le remplit du feu de l'autel, et le jette sur la Terre.
Des lambris de revêtement couvre en soubassements les murs du cœur
(chêne taillé datant du 18ème siècle) et peint en gris et doré à la feuille d’or
Les niches sont entourées de pilastres cannelés et rudentés et de chapiteaux corinthiens.
A l’intérieur de ces niches se trouve des monogrammes entremêlés dorés à la feuille
AM : a l’intention de la vierge Marie
AB : A l’intention de Saint Barbe
Sainte Barbe avec sa tour. (Œuvre du 18ème siècle) Provenant d’un bâton de procession
Il manque l’avant-bras gauche qui tenait une palme. Cassure au niveau de l’épaule gauche ;
Cette statue avait été volée.
Barbe aurait vécu au milieu du IIIe siècle en Bithynie (au nord-ouest de l'Anatolie) sous le règne de l’empereur Maximien
Selon la légende, son père décide de la marier à un homme de son choix.
Elle refuse et décide de se consacrer au Christ. Pour la punir, son père l’enferme dans une tour à deux fenêtres. Mais un prêtre chrétien, déguisé en médecin, s’introduit dans la tour et la baptise.
Au retour de son père, Barbe lui apprend qu’elle a percé une troisième fenêtre dans le mur de la tour pour représenter la Sainte Trinité et qu’elle est chrétienne.
Furieux, le père met le feu à la tour. Barbe réussit à s’enfuir mais un berger découvre sa cachette et avertit son père
Ce dernier la traîne devant le gouverneur romain de la province, qui la condamne au supplice. Comme la jeune fille refuse d’abjurer sa foi, le gouverneur ordonne au père de trancher lui-même la tête de sa fille. Elle est d'abord torturée : on lui brûle certaines parties du corps et on lui arrache les seins. Mais elle refuse toujours d'abjurer sa foi.
Dioscore la décapite mais est aussitôt châtié par le Ciel : il meurt frappé par la foudre. Quant au berger qui l'a dénoncée, il est changé en pierre et ses moutons en sauterelles.
Quand les chrétiens viennent demander le corps de la jeune martyre, ne voulant pas utiliser son prénom de baptême. Ils ne peuvent en parler que comme « la jeune femme barbare », d'où le nom de sainte Barbe. (Santa Barbara)
Statue de la vierge Marie œuvre du 19ème siècle en chêne taillé et décapé (Vierge Dolente. Elle a des chaussures fermées à bout rond, une guimpe (La guimpe est une coiffe, généralement blanche entourant la tête des nonnes et descendant sur les épaules, couvrant le cou et la poitrine) Bras gauche replié et bras droit tendu en avant.
Vierge à l’enfant statue en bois décapé datant du 17ème siècle
Socle rond à dessus plat. Le vierge porte
Des chaussures ouvertes – une coiffe
Des vêtements fermés par une ceinture
L’enfant tend le bras vers la pomme tenue par sa mère
Classé au titre d’objet 1974/11/25
Statue de Saint Sébastien martyr :
(œuvre du 18ème siècle) En bois taillé. Le saint a le bras replié au-dessus de la tête.
Patron : des archers, des policiers, il est invoqué contre la peste et les maladies infectieuses.
Sébastien est un saint martyr romain ayant vécu, selon la croyance chrétienne, au III siècle. Il est fêté selon le Martyrologe romain le 20 janvier en Occident et le 18 décembre en Orient.
Né à Narboo Martinus, en Gaule (aujourd'hui Narbonne), Sébastien est citoyen de Milan, en Italie. Militaire de carrière,
Une des versions du Martyr de Saint Sébastien
Pendant ce temps, la persécution contre les chrétiens s'intensifie et Sébastien est dénoncé par le préfet Fabien à l'empereur Dioclétien.
Se sentant trahi, le souverain condamne Sébastien à être attaché à un poteau au milieu du Champ de Mars avant d'être percé de flèches par ses archers. « Couvert de pointes comme un hérisson », Sébastien est ensuite laissé pour mort et abandonné.
Guéri de ses blessures, Sébastien retourne au palais impérial quelques jours plus tard. Il reproche alors à Dioclétien et à Maximien Hercule leur attitude vis-à-vis des chrétiens. Mais, loin de se repentir, les deux souverains le font battre à coup de verges, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Son corps est ensuite jeté aux égouts pour empêcher les chrétiens de le vénérer.
Dès la nuit suivante, cependant, saint Sébastien apparaît à sainte Lucine, pour révéler où se trouve son corps. Sa dépouille est alors enterrée à Rome, auprès des apôtres Pierre et Paul
Statue de sainte Clotilde (18ème siècle) représentée tenant le sceptre de la dignité royale et la maquette de l’abbaye de Chelles.
Clotilde (du germanique hlod, « gloire » et hild, « combat), née vers 474 ou 475 à Vienne, à Lyon ou Genève, morte autour de 545 à Tours,
Est une princesse burgonde, devenue reine des Francs en épousant Clovis, qu'elle contribue à convertir au christianisme.
Elle a été canonisée vers 550 ou 560 ; l'Église orthodoxe et l'ancien Martyrologe romain la fêtent le 3 juin, et l'Église catholique le 4 juin.
Grégoire de Tours raconte que, au cours de la bataille de Tolbiac (496), Clovis invoqua le Dieu de Clotilde (Jésus) en lui promettant que, s'il était vainqueur, il se convertirait.
Le baptême du roi Clovis accompagné de 3000 guerriers et de ses deux sœurs Alboflède et Lanthechilde fut célébré lors d'un Noël, vraisemblablement entre 496 et 499 par l'évêque Remi, à Reims.
Christ en croix (ouvre du 16ème siècle). En chêne taillé. Avec des fissures le long du buste. Le Christ porte des cheveux longs,
La couronne d’épine et 3 clous (pieds et mains).
Il provient sans doute d’une poutre de gloire.
Il est placé en hauteur entre les deux vitaux au fond de l’abside
Une poutre de gloire : est une poutre peinte, sculptée ou orfévrée, placée transversalement entre les sommiers d'un arc triomphal (arc de maçonnerie séparant la nef et le chœur d'une église), à l'entrée du transept ou à l'orée de l'abside).
Tabernacle du 20ème siècle en cuivre repoussé. Il contient les hosties consacrées servant la communion des fidèles.
La lumière à côté représente la présence de Dieu dans l’église
Coffre de fabrique :
Datant du 17ème siècle, en chêne taillé de plan rectangulaire, avec des portes sur le devant du coffre. Bois très abimé, a subi des réparations, non conforme à une restauration
Il devait certainement contenir les livres de compte et les documents officiels de la paroisse
La fabrique, au sein d'une paroisse catholique, désigne un ensemble de « décideurs » (clercs et laïcs) nommés pour assurer la responsabilité de la collecte et l'administration des fonds et revenus nécessaires à la construction puis l'entretien des édifices religieux et du mobilier de la paroisse (argenterie, luminaire, ornement. Etc…)
Le conseil de fabrique était composé du prêtre de la paroisse, d’un représentant de l’Evêque pour la partie clergé et du maire de la commune et des notables seigneur du lieu, percepteur, notaire…) pour les laïcs.
Les Fabriques furent dissoutes après la loi de 1905, supprimant le concordat de 1801 sauf dans certain territoires d’outre-mer et en Alsace-Moselle
Verrière datant de 1956, représentant Saint André
Œuvre de Monsieur François LORIN Maître Verrier à Chartres
André est né à Bethsaïde, en Galilée, sur les bords du lac de Tibériade. Avec son frère Simon
Il était pêcheur. Recherchant Dieu, il avait d’abord été le disciple du prédicateur Jean le Baptiste, qui l’avait certainement baptisé. Lorsque saint Jean Baptiste désigna Jésus-Christ en disant : « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde, il le suivit et ne le quitta plus. Il fut ainsi le premier disciple appelé par Jésus-Christ.
André servit souvent d’intermédiaire. Il présenta notamment son frère Simon à Jésus ; puis, lors de l’épisode de la multiplication, il amena le jeune garçon portant les cinq pains et les deux poissons ; lorsque des Grecs voulurent rencontrer Jésus, c’est encore à lui qu’ils s’adressèrent.
Verrière datant de 1956 représentant : Le Frère Charles Eugène de Foucauld de Pontbriand, vicomte de Foucault
Œuvre de Monsieur François LORIN Maître Verrier à Chartres
Charles de Foucauld,
Né le 15 septembre 1858 à Strasbourg (France)
Décédé le 1er décembre 1916 à Tamanrasset (Algérie française),
Il fut un officier de cavalerie de l'armée française
Puis explorateur et géographe.
Puis religieux catholique, prêtre, ermite et linguiste.
Il est béatifié le 13 novembre 2005 par le pape Benoît XVI puis canonisé le 15 mai 2022 par le pape François. Il est commémoré le 1er décembre.
Saint Eloi -Tableau : (18ème siècle- Huile sur toile) évêque bénissant. Il porte sa mitre, sa crosse et des tenailles aux pieds. (St Eloi est le patron des orfèvres et maréchaux-ferrants).
Éloi de Noyon (Né vers. 588 à Chaptelat (87) - 1er décembre 660),
Il fut un évêque de Noyon, orfèvre et monnayeur français, qui eut une fonction de ministre des Finances auprès de Dagobert Ier. Reconnu saint par l'Église catholique, il est fêté le 1er décembre
Il fut placé par son père, en apprentissage à Limoges auprès d'Abbon, orfèvre réputé, qui y dirigeait « l'atelier public de la monnaie fiscale ». Selon saint Ouen, au cours de son apprentissage, il « assistait fréquemment aux offices de l'église, où il écoutait avec une grande avidité tout ce qu'on disait des divines Écritures.
Éloi entra au service de l'orfèvre Bobbon, qui reçut une commande du roi Clotaire II pour la fabrication d'un trône d'or orné de pierres précieuses.
Clotaire II donna à Bobbon la quantité d'or nécessaire à la fabrication du siège, qui fut transmise à Éloi. Celui-ci fabriqua deux trônes en évitant la fraude sur la quantité d'or
Il devint par la suite l’argentier du Roi Dagobert
Tableau de Saint Pierre (18ème siècle- Huile sur toile), représentant son repentir. Il est représenté agenouillé avec ses clés et le coq témoin de son reniement, sur fond de paysage.
St Pierre de son vrai nom Siméon Bar-Yonah est un hébreu
Il est répertorié parmi les apôtres, au sein desquels il semble avoir tenu une position privilégiée du vivant même de Jésus avant de devenir, après la mort de ce dernier, un des trois piliers de l'Église de Jérusalem avec Jacques et Jean.
Il est né vraisemblablement au tournant du Ier siècle av. J.-C. et serait mort selon la tradition chrétienne entre 64 et 68 à Rome.
La tradition catholique en fait le « prince des apôtres », le premier évêque de Rome
Chacun des quatre Évangiles rapporte qu'après l'arrestation de Jésus, l'apôtre Pierre, par peur de risquer lui aussi la mort, nie trois fois avoir eu une relation avec celui-ci. Puis, lorsque le coq chante, Pierre sort et pleure amèrement, au souvenir de l'annonce que le Christ lui a faite de cette lâcheté : « Avant que le coq chante, tu m'auras renié trois fois ».
Confessionnal en bois sculpté et mouluré
(18ème siècle) confessionnal à deux ailes : loges des pénitents ouvertes, la loge centrale avec une porte.
Un confessionnal désigne un isoloir clos, disposé sous forme décorative dans les églises catholiques afin que le confesseur, un prêtre, y entende derrière un grillage le pénitent « à confesse ».
Une session sur le sacrement de pénitence promeut son usage pour la première fois durant la Contre-Réforme. C'est sous l’impulsion du cardinal italien Charles Borromée que le confessionnal est apparu au XVIe siècle, à la suite du concile de Trente
La nativité : la naissance de Jésus. Don de Mme LFC et de plusieurs dames de la commune
La nativité : la naissance de Jésus. Don de Mme LFC et de plusieurs dames de la commune
Le Couronnement de la Vierge Marie au ciel
Vitraux du 19ème siècle, aux couleurs chatoyantes, installés vers 1890, représentants trois étapes de la vie de la Vierge (selon la religion catholique)
Il était courant dans cette période que des paroissiens fortunés offrent des œuvres (tableau, statue, vitrail) pour les églises
Verrière : Grisailles à médaillon du 19-ème siècle attribuable à DUHAMEL MARETTE Peintre et Maitre verrier (1805-1908)
Saint Fiacre patron des jardiniers et maraîchers, vêtu en moine bénédictin avec une longue barbe, avec ses outils de jardinage (pelle et râteau)
Verrière : Grisailles à médaillon du 19-ème siècle attribuable à DUHAMEL MARETTE
Peintre et Maitre verrier (1805-1908)
Fiacre ( en gaélique : Fiachra, le corbeau)1, né v. 590 dans le Connacht, près de Kilkenny et mort le 30 août vers 670 (ou plutôt en 620 selon Gabriel Buzlin au XVIe), est un moine herboriste anachorète. Irlandais de noble origine2, il fonda près de Meaux un monastère épiscopal, où il est enterré, avec un jardin maraîcher pour nourrir les pauvres.
Vénéré en Brie depuis le haut Moyen Âge, saint Fiacre est le patron des maraîchers et des jardiniers, mais aussi le saint guérisseur du « fic », tumeur en forme de figue, ficus en latin, d'où l'appellation éponyme de « mal de Saint Fiacre », c'est-à-dire les hémorroïdes, chancres et autres cancers, comme on les appela longtemps.
Fiacre fut un des saints les plus populaires en Europe.
Autel (18ème siècle) (classé au titre d’objet 1974/11/25)
Autel en forme de tombeau, en bois taillé et doré. Elévation galbée. Sur le devant de l’autel en ornementation : dorures à la feuille d’or
le buste de la Vierge Marie. En médaillon,
un angelot
des ornementations de fleurs, de palmes, de fruits et de raisins
De plan rectangulaire horizontal, il est à élévation galbée. Il est constitué de plusieurs éléments.
Tabernacle à aile (1ère moitié du 17ème siècle) (classé au titre d’objet 1974/11/25)
En bois taillé, style renaissance, à décor de colonnettes torsadées, surmonté d’une galerie. Un dôme (qui a disparu) devait probablement coiffer l’ensemble au-dessus de la galerie. Coupole de la renaissance puis de l’art baroque. Sur la porte centrale, est représenté un ciboire et une ornementation de forme géométrique, des colonnes et une coquille. A l’intérieur, un capitonnage en soie blanche et broderie.
Une porte latérale et une statuette d’applique ont été volées
Au-dessus du tabernacle Deux anges adorateurs (1ère moitié du 17ème siècle)
(classé ai titre d’objet 1974/11/25)
les anges adorateurs agenouillés les ailes déployées, sont placés de chaque côté du tabernacle. Ils portent une coiffe et une tunique retenue, au niveau du cou par un médaillon.
Christ en croix (du 14ème, siècle) en bois taillé le christ à la tête penchée sur l’épaule droite. 3 clous le fixent au bois de la croix, il est placé au-dessus du tabernacle (les bras ont été refaits, il a une cassure sous le genou gauche.
Ancienne poutre de gloire
Panneaux ornés de motifs en plis serviette (en chêne – datant du 16-ème siècle) réemployés dans trois portes de placard, réalisés au 19-ème siècle