Au XIIème siècle. Un hameau s’est construit autour d’une église dédiée à SAINT ANDRE ; On appelle ce Hameau Saint André de la Marche, parce qu’il est placé aux frontières, du duché de Normandie et du royaume de France. Au 19ème siècle la commune s’appelait encore Saint André La Marche. Elle prit le nom de saint André de l’Eure entre 1802 et 1850
La Situation de l’église et de ses représentants se dégrade durant la révolution.
En novembre 1789, les biens de l’église sont confisqués par l’état. Les congrégations religieuses sont dissoutes.
En juillet 1790, l’Assemblée constituante vote la Constitution civile du clergé.
En 1789 Le curé de St André se nomme COUDEVILLAIN, comme beaucoup de ses confrères normands il est obligé de fuir la France. Opposé à la nouvelle constitution, il devient de ce fait réfractaire, risquant la peine de mort. Il ne reviendra seulement qu’en 1802 après la signature du concordat. Il débarque à Dieppe, venant d’Angleterre.
Les terres et autres possessions de l’Eglise devenant vacantes, par l’abdication des curés, sont vendues au bénéfice de la nation.
Saint André chef-lieu d’arrondissement dépend de l’agence des domaines nationaux du district d’Evreux. La vente des biens sera confiée à un commissaire.
Ainsi 12 acres de terres, (70 ares) de la commune, issus de domaines d’immigrés seront adjugées à un cultivateur de Boussey pour un fermage annuel 410 livres tournoi (1 livre tournois = 1 francs or en 1789).
Durant la révolution et jusqu’au Concordat, la commune s’appelle :
André en la marche. Les symboles religieux sont incompatibles avec les nouveaux principes de démocratie et d’athéisme, d’où la suppression du mot Saint dans le nom des communes
On ne peut pas parler de l’église de Saint André de l’Eure, sans évoquer le Chanoine Georges Boulogne et Monsieur Jules Cayaux.
On peut trouver deux plaques évoquant leurs mémoires sur le mur de la nef collatérale.
Le Chanoine Boulogne (membre du réseau Hector) fut arrêté le 9 octobre 1941, avec 13 autres membres du département et un groupe de Seine Maritime par la Gestapo. La police Allemande avait trouvé sur un résistant une liste de personnes où figurait le Chanoine Boulogne.
Après un bref séjour à la prison d’Evreux, il est transféré à Fresnes et y restera jusqu’au 17 décembre 1941, ensuite direction l’Allemagne :
Wuppertal jusqu’au 6 mai 1942
Anrath en Rhénanie jusqu’à fin janvier 1944.
Et en dernier au camp de Sachsenhausen en juin 1944
Monsieur Jules Cayaux né le 25 mai 1886 à Maubeuge - département du Nord – Percepteur de St André ; Chef de secteur de la Résistance de Saint André de l’Eure, Réseau Vengeance - comité OCM Il fut dénoncé en mai 1944 par un policier Français nommé DUBOIS (Dubois fut condamné à mort le 22 novembre 1944)
Il meurt en déportation le 18 aout 1944 au camp de BERGEN BELSEN