Des croix de consécration peintes :
En principe au nombre de 12 (Rappelant les 12 apôtres)
Ces croix peuvent être peintes, gravées ou sculptées sur les murs, les piliers, les colonnes). Disposées à l'intérieur d'une église.
C'est à l'évêque du lieu que revient le rôle de donner l'onction du saint chrême et de l'huile des catéchumènes à chacune des douze croix lors de la cérémonie de consécration de l'église.
Au-dessus du sas d’entrée se trouve un vitrail de style gothique (19° siècle). Représentant Saint Eugène, évêque, avec sa mitre et sa crosse (Martyr du IIIe siècle).
Ce vitrail a été donné par : Eugène Janvier de la Motte (1823-1884)
Nommé Préfet de l’Eure le 12 Juillet 1856
Il fut député pendant 3 mandats (réf. Site de l’Assemblée nationale) du 20/02/1876 au 26/02/1884
Nous ne connaissons les raisons de ce don
Litre et armoiries du 18ème siècle : il était d’usage bien avant la révolution que les Seigneurs du lieu soient inhumés sous les dalles de l’église. A défaut d’inhumation dans l’église même, leurs armoiries y étaient représentées sur une bande noire en signe de deuil (la litre).
Il s’agit ici des armes de Joseph Durey de Sauroy, Marquis du Terrail, Baron de Saint André (né en 1712 – décédé le 12 juin 1770) et de son épouse Marie Rosalie de Goësbriand. Elles sont surmontées d’une couronne de marquis.
Les seigneurs du Terrail avaient pour devise : (sans peur et sans reproche) car ils appartenaient à une branche bâtarde de la famille du chevalier Bayard.
Le Baron Joseph Duray de Sauroy est un descendant de Bayard par sa mère Marie Claire d’Estaing Marquise du Terrail.
Ces armoiries et cette devise se retrouvent sur le plafond à caissons de l’église et sur la Fontaine du centre-ville
La Litre funéraire est un bandeau noir peint sur le pourtour des murs de l'église. Sur le litre sont peint les armoiries du Seigneur de la paroisse en signe de deuil. Rite aboli par la révolution
Le nom de commune n’existe que depuis la révolution, avant on parlait de paroisse
Héraldisme : Ecartelé : aux 1 et 4 d'azur à trois fleurs de lys d'or, au chef aussi d'or (d'Estaing du Terrail) ; aux 2 et 3 de gueules à la barre d'argent (Comboursier) ; sur le tout de sable au rocher d'argent surmonté d'une croisette du même (Durey).
Il en a été de même pour les GROESBRIAND, pour qui les véritables armes sont : Ecartelé : aux 1 et 4 de gueules à trois pals de vair, au chef d'or (Châtillon de Bouville) ; aux 2 et 3 d'argent au lion de sinople armé et lampassé de gueules (Brouilly Piennes) ; sur le tout d'azur à la fasce d'or (Goësbriand).
Sur le côté droit se trouve un bénitier du 16ème siècle :
La cuve octogonale en plomb est encastrée sur une pierre sculptée d’ornementations de rosettes sur son pourtour. La cuve est posée sur une colonne en pierre (réemploi d’un élément d’architecture certainement plus ancien).
Sous la cuve se trouvait une couronne dentelée qui n’a pu être sauvée.
Suite à une décision du conseil municipal en date du 16/01/2018, les fonts baptismaux et le bénitier seront restaurés. Grace à l’aide du conseil départemental de l’Eure et de la communauté de communes de l’EPN.
Sur le côté gauche, des fonts baptismaux du 18ème siècle :
En pierre taillée, le pied est décoré de cannelures et d’ornements de forme géométriques. La cuve ovale, est fermée par un couvercle en chêne sculpté de rubans et de fleurs. Sur le couvercle il y avait une croix ou une statuette qui a disparu.
Un des intérêts de l’église réside dans les magnifiques voutes de la nef du 16ème.
Elles sont cachées par le plafond à caissons datant de 1850.
Caissons effectués avec réemploi de bois reliefs du 16ème siècle.
Plafond et lambris en bois de recouvrement de » style renaissance, ornés de bas -reliefs représentant des angelots, des écus d’armoiries, des têtes de profil. Ces motifs décoratifs de réemploi datent probablement du 16ème siècle.
Ensemble en bois taillé datant du 16ème siècle
Ce calvaire comporte 2 statues et un Christ en croix
Saint Jean est vêtu d’un long manteau (Statue du 16ème siècle en chêne)
La tradition chrétienne lui attribue l'Évangile de Jean ainsi que trois épîtres, et l'Apocalypse.
Saint Jean est un des quatre Evangélistes
La statue avait été volée en février 1982 et retrouvée par la gendarmerie de Nogent sur seine (aube) Saint Jean, apôtre, évangéliste ; Né : 1er siècle à Bethsaïde, Décédé 1er siècle à Éphèse : Vénéré par l'Église catholique et l 'Église orthodoxe : Fête 27 décembre (Église catholique) 26 septembre (Église orthodoxe)
La vierge : (Statue en chêne du 16ème siècle) la vierge Marie est représentée le bras gauche replié, tenant son long voile, le bras droit, devant elle, semble montrer la croix. Cette croix provient sans doute d’une poutre de gloire. On l’appelle aussi Vierge dolente ou de douleurs
Christ en croix : (Statue du 16ème siècle en chêne)
Maintenu par 3 clous (2 aux mains et 1 aux pieds.) et portant la croix d’épines.
Fissures au niveau de l’épaule
Sous le calvaire - La cène Une sculpture en bois du 20ème siècle représente le dernier repas de Jésus et de ses apôtres.
(D’après un tableau de Léonard de Vinci). Ce groupe provient d’une poutre de gloire
Une poutre de gloire : est une poutre peinte, sculptée ou orfévrée, placée transversalement entre les sommiers d'un arc triomphal (arc de maçonnerie séparant la nef et le chœur d'une église), à l'entrée du transept ou à l'orée de l'abside).
Chemin de croix : En plâtre sculpté. Il a été offert par Madame Madeleine RAVANNE dans les années 1930.
Les 11 stations de la passion du Christ sont installées sur les murs des deux côtés de la nef. Il manque une station, Celle-ci a été brisée en 10 morceaux, elle est irréparable
Les vitraux de la nef, datent de 1956, ils sont l’œuvre de Monsieur François Lorin, Maître verrier de Chartres
(Les Ateliers Lorin ont été créés en 1863, par Nicolas Lorin)
Ces vitraux de facture moderne remplacent certainement le anciens vitraux détruit lors de la deuxième guerre mondiale
Des vitraux similaires se trouvent sur les murs de l’abside dans le cœur. Si ceux-ci sont abstraits, les vitraux du cœur sont représentatifs
LUTRIN : bois sculpté, tourné (Limite fin 18ème début 19ème siècle).
Provenant d’un chandelier pascal transformé en lutrin
Meuble à pupitre placé dans le chœur de l’église, il est destiné à recevoir ouverts les gros livres de chant liturgique
Degré d’Autel : (19ème siècle) Estrade de marqueterie de bois, plan circulaire, marquant l’entrée du chœur. En Bois de diverses teintes, figurant un soleil, avec au milieu un calice, une croix, un serpent, deux cœurs dont un percé d’un glaive
L'épée qui s'enfonce dans le cœur, C'est pour le cœur très pur de Marie.
Le cœur surmonté de la croix, représente le cœur sacré du Christ qui s’est fait homme et a donné sa vie pour l’humanité.
Le Calice : c’est la représentation du sang du Christ
La croix :la passion du Christ
Le Serpent et la pomme : le péché originel
Confessionnal en bois sculpté et mouluré
(18ème siècle) confessionnal à deux ailes : loges des pénitents ouvertes, la loge centrale avec une porte.
Un confessionnal désigne un isoloir clos, disposé sous forme décorative dans les églises catholiques afin que le confesseur, un prêtre, y entende derrière un grillage le pénitent « à confesse ».
Une session sur le sacrement de pénitence promeut son usage pour la première fois durant la Contre-Réforme. C'est sous l’impulsion du cardinal italien Charles Borromée que le confessionnal est apparu au XVIe siècle, à la suite du concile de Trente
La nativité : la naissance de Jésus. Don de Mme LFC et de plusieurs dames de la commune
La nativité : la naissance de Jésus. Don de Mme LFC et de plusieurs dames de la commune
Le Couronnement de la Vierge Marie au ciel
Vitraux du 19ème siècle, aux couleurs chatoyantes, installés vers 1890, représentants trois étapes de la vie de la Vierge (selon la religion catholique)
Il était courant dans cette période que des paroissiens fortunés offrent des œuvres (tableau, statue, vitrail) pour les églises
Verrière : Grisailles à médaillon du 19-ème siècle attribuable à DUHAMEL MARETTE Peintre et Maitre verrier (1805-1908)
Saint Fiacre patron des jardiniers et maraîchers, vêtu en moine bénédictin avec une longue barbe, avec ses outils de jardinage (pelle et râteau)
Verrière : Grisailles à médaillon du 19-ème siècle attribuable à DUHAMEL MARETTE
Peintre et Maitre verrier (1805-1908)
Fiacre ( en gaélique : Fiachra, le corbeau)1, né v. 590 dans le Connacht, près de Kilkenny et mort le 30 août vers 670 (ou plutôt en 620 selon Gabriel Buzlin au XVIe), est un moine herboriste anachorète. Irlandais de noble origine2, il fonda près de Meaux un monastère épiscopal, où il est enterré, avec un jardin maraîcher pour nourrir les pauvres.
Vénéré en Brie depuis le haut Moyen Âge, saint Fiacre est le patron des maraîchers et des jardiniers, mais aussi le saint guérisseur du « fic », tumeur en forme de figue, ficus en latin, d'où l'appellation éponyme de « mal de Saint Fiacre », c'est-à-dire les hémorroïdes, chancres et autres cancers, comme on les appela longtemps.
Fiacre fut un des saints les plus populaires en Europe.
Autel (18ème siècle) (classé au titre d’objet 1974/11/25)
Autel en forme de tombeau, en bois taillé et doré. Elévation galbée. Sur le devant de l’autel en ornementation : dorures à la feuille d’or
le buste de la Vierge Marie. En médaillon,
un angelot
des ornementations de fleurs, de palmes, de fruits et de raisins
De plan rectangulaire horizontal, il est à élévation galbée. Il est constitué de plusieurs éléments.
Tabernacle à aile (1ère moitié du 17ème siècle) (classé au titre d’objet 1974/11/25)
En bois taillé, style renaissance, à décor de colonnettes torsadées, surmonté d’une galerie. Un dôme (qui a disparu) devait probablement coiffer l’ensemble au-dessus de la galerie. Coupole de la renaissance puis de l’art baroque. Sur la porte centrale, est représenté un ciboire et une ornementation de forme géométrique, des colonnes et une coquille. A l’intérieur, un capitonnage en soie blanche et broderie.
Une porte latérale et une statuette d’applique ont été volées
Au-dessus du tabernacle Deux anges adorateurs (1ère moitié du 17ème siècle)
(classé ai titre d’objet 1974/11/25)
les anges adorateurs agenouillés les ailes déployées, sont placés de chaque côté du tabernacle. Ils portent une coiffe et une tunique retenue, au niveau du cou par un médaillon.
Christ en croix (du 14ème, siècle) en bois taillé le christ à la tête penchée sur l’épaule droite. 3 clous le fixent au bois de la croix, il est placé au-dessus du tabernacle (les bras ont été refaits, il a une cassure sous le genou gauche.
Ancienne poutre de gloire