Coupole en lambris dans le chœur (Classé au titre d’objet 1975/03/17)
Elle est formée de plusieurs panneaux avec des peintures (huiles sur toile) marouflées du 18ème siècle.
Ces peintures représentent les 4 évangélistes avec leur représentation tétramorphes et des éléments de la passion du christ.
La peinture de St Luc, portant la date de 1751, a été exécutée par Jacopo Amigoni,
Des restaurations furent entreprises dès 1848 :
St Jean par René Delaporte
Les trophées par D Coeuillier)
Symbolique biblique, les 4 évangélistes sont accompagnés par :
St Matthieu – L’ange
St Marc – Le lion
St Luc – le taureau
St Jean – L’aigle
Sous les tableaux, dans la couronne se trouvent :
Des têtes d’angelots
Les Armoiries de Monsieur de Monfort baron de St André de 1716 à1742
Les Armoiries de Monsieur Durey de Sauroy baron de St André de 1742 à 1784
Monsieur de Monfort
Lors d’un conseil municipal de février 1850, Monsieur Cissey aurait déclaré :
Le chœur, aurait été construit sur les ordres de la Reine Catherine de Médicis et consacré par un pape (peut-être Clément VII – oncle de la reine)
Le cœur renfermant les armoiries du chevalier Bayard. (Erreur – ce sont les armoiries du baron Durey de Sauroy) doit être sauvegardé
Baron Durey de Sauroy
Autel tombeau (18ème siècle) en chêne, peint en gris et doré à la feuille d’or, avec :
Aux angles : des têtes d’angelots dorés, décoration de palmes.
Au centre : en haut relief, l’agneau couché sur la croix en dessous se trouve le livre des sept sceaux (référence : Le livre de l’Apocalypse de Saint jean).
L'Agneau ouvre successivement les sept sceaux, ce qui provoque chaque fois une nouvelle vision :
le premier sceau fait apparaître le Premier Cavalier de l'Apocalypse, monté sur un cheval blanc qui représente la conquête ;
le deuxième sceau, le Deuxième Cavalier, montant un cheval rouge (ou roux) qui représente la guerre ;
le troisième sceau, le Troisième Cavalier, sur un cheval noir qui représente la famine ;
le quatrième sceau, le Quatrième Cavalier, sur un cheval verdâtre qui représente la mort par l'épée, la famine, ou la peste, est une sorte de synthèse des autres cavaliers ;
le cinquième sceau fait apparaître les âmes de tous les martyrs de tous les temps, martyrisés pour la Parole de Dieu ;
le sixième sceau annonce de grands cataclysmes accompagnant la fin du monde : tremblements de terre, le soleil devenant noir, la lune rouge, les étoiles tombantes (qui peuvent représenter la chute d'élus qui ne persévèrent pas dans la vraie Foi) ;
le septième sceau marque un Grand Silence. Puis sept Anges se tiennent devant Dieu, à qui sept trompettes sont données. Un autre Ange vient, tenant un encensoir : il le remplit du feu de l'autel, et le jette sur la Terre.
Des lambris de revêtement couvre en soubassements les murs du cœur
(chêne taillé datant du 18ème siècle) et peint en gris et doré à la feuille d’or
Les niches sont entourées de pilastres cannelés et rudentés et de chapiteaux corinthiens.
A l’intérieur de ces niches se trouve des monogrammes entremêlés dorés à la feuille
AM : a l’intention de la vierge Marie
AB : A l’intention de Saint Barbe
Sainte Barbe avec sa tour. (Œuvre du 18ème siècle) Provenant d’un bâton de procession
Il manque l’avant-bras gauche qui tenait une palme. Cassure au niveau de l’épaule gauche ;
Cette statue avait été volée.
Barbe aurait vécu au milieu du IIIe siècle en Bithynie (au nord-ouest de l'Anatolie) sous le règne de l’empereur Maximien
Selon la légende, son père décide de la marier à un homme de son choix.
Elle refuse et décide de se consacrer au Christ. Pour la punir, son père l’enferme dans une tour à deux fenêtres. Mais un prêtre chrétien, déguisé en médecin, s’introduit dans la tour et la baptise.
Au retour de son père, Barbe lui apprend qu’elle a percé une troisième fenêtre dans le mur de la tour pour représenter la Sainte Trinité et qu’elle est chrétienne.
Furieux, le père met le feu à la tour. Barbe réussit à s’enfuir mais un berger découvre sa cachette et avertit son père
Ce dernier la traîne devant le gouverneur romain de la province, qui la condamne au supplice. Comme la jeune fille refuse d’abjurer sa foi, le gouverneur ordonne au père de trancher lui-même la tête de sa fille. Elle est d'abord torturée : on lui brûle certaines parties du corps et on lui arrache les seins. Mais elle refuse toujours d'abjurer sa foi.
Dioscore la décapite mais est aussitôt châtié par le Ciel : il meurt frappé par la foudre. Quant au berger qui l'a dénoncée, il est changé en pierre et ses moutons en sauterelles.
Quand les chrétiens viennent demander le corps de la jeune martyre, ne voulant pas utiliser son prénom de baptême. Ils ne peuvent en parler que comme « la jeune femme barbare », d'où le nom de sainte Barbe. (Santa Barbara)
Statue de la vierge Marie œuvre du 19ème siècle en chêne taillé et décapé (Vierge Dolente. Elle a des chaussures fermées à bout rond, une guimpe (La guimpe est une coiffe, généralement blanche entourant la tête des nonnes et descendant sur les épaules, couvrant le cou et la poitrine) Bras gauche replié et bras droit tendu en avant.
Vierge à l’enfant statue en bois décapé datant du 17ème siècle
Socle rond à dessus plat. Le vierge porte
Des chaussures ouvertes – une coiffe
Des vêtements fermés par une ceinture
L’enfant tend le bras vers la pomme tenue par sa mère
Classé au titre d’objet 1974/11/25
Statue de Saint Sébastien martyr :
(œuvre du 18ème siècle) En bois taillé. Le saint a le bras replié au-dessus de la tête.
Patron : des archers, des policiers, il est invoqué contre la peste et les maladies infectieuses.
Sébastien est un saint martyr romain ayant vécu, selon la croyance chrétienne, au III siècle. Il est fêté selon le Martyrologe romain le 20 janvier en Occident et le 18 décembre en Orient.
Né à Narboo Martinus, en Gaule (aujourd'hui Narbonne), Sébastien est citoyen de Milan, en Italie. Militaire de carrière,
Une des versions du Martyr de Saint Sébastien
Pendant ce temps, la persécution contre les chrétiens s'intensifie et Sébastien est dénoncé par le préfet Fabien à l'empereur Dioclétien.
Se sentant trahi, le souverain condamne Sébastien à être attaché à un poteau au milieu du Champ de Mars avant d'être percé de flèches par ses archers. « Couvert de pointes comme un hérisson », Sébastien est ensuite laissé pour mort et abandonné.
Guéri de ses blessures, Sébastien retourne au palais impérial quelques jours plus tard. Il reproche alors à Dioclétien et à Maximien Hercule leur attitude vis-à-vis des chrétiens. Mais, loin de se repentir, les deux souverains le font battre à coup de verges, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Son corps est ensuite jeté aux égouts pour empêcher les chrétiens de le vénérer.
Dès la nuit suivante, cependant, saint Sébastien apparaît à sainte Lucine, pour révéler où se trouve son corps. Sa dépouille est alors enterrée à Rome, auprès des apôtres Pierre et Paul
Statue de sainte Clotilde (18ème siècle) représentée tenant le sceptre de la dignité royale et la maquette de l’abbaye de Chelles.
Clotilde (du germanique hlod, « gloire » et hild, « combat), née vers 474 ou 475 à Vienne, à Lyon ou Genève, morte autour de 545 à Tours,
Est une princesse burgonde, devenue reine des Francs en épousant Clovis, qu'elle contribue à convertir au christianisme.
Elle a été canonisée vers 550 ou 560 ; l'Église orthodoxe et l'ancien Martyrologe romain la fêtent le 3 juin, et l'Église catholique le 4 juin.
Grégoire de Tours raconte que, au cours de la bataille de Tolbiac (496), Clovis invoqua le Dieu de Clotilde (Jésus) en lui promettant que, s'il était vainqueur, il se convertirait.
Le baptême du roi Clovis accompagné de 3000 guerriers et de ses deux sœurs Alboflède et Lanthechilde fut célébré lors d'un Noël, vraisemblablement entre 496 et 499 par l'évêque Remi, à Reims.
Christ en croix (ouvre du 16ème siècle). En chêne taillé. Avec des fissures le long du buste. Le Christ porte des cheveux longs,
La couronne d’épine et 3 clous (pieds et mains).
Il provient sans doute d’une poutre de gloire.
Il est placé en hauteur entre les deux vitaux au fond de l’abside
Une poutre de gloire : est une poutre peinte, sculptée ou orfévrée, placée transversalement entre les sommiers d'un arc triomphal (arc de maçonnerie séparant la nef et le chœur d'une église), à l'entrée du transept ou à l'orée de l'abside).
Tabernacle du 20ème siècle en cuivre repoussé. Il contient les hosties consacrées servant la communion des fidèles.
La lumière à côté représente la présence de Dieu dans l’église
Coffre de fabrique :
Datant du 17ème siècle, en chêne taillé de plan rectangulaire, avec des portes sur le devant du coffre. Bois très abimé, a subi des réparations, non conforme à une restauration
Il devait certainement contenir les livres de compte et les documents officiels de la paroisse
La fabrique, au sein d'une paroisse catholique, désigne un ensemble de « décideurs » (clercs et laïcs) nommés pour assurer la responsabilité de la collecte et l'administration des fonds et revenus nécessaires à la construction puis l'entretien des édifices religieux et du mobilier de la paroisse (argenterie, luminaire, ornement. Etc…)
Le conseil de fabrique était composé du prêtre de la paroisse, d’un représentant de l’Evêque pour la partie clergé et du maire de la commune et des notables seigneur du lieu, percepteur, notaire…) pour les laïcs.
Les Fabriques furent dissoutes après la loi de 1905, supprimant le concordat de 1801 sauf dans certain territoires d’outre-mer et en Alsace-Moselle
Verrière datant de 1956, représentant Saint André
Œuvre de Monsieur François LORIN Maître Verrier à Chartres
André est né à Bethsaïde, en Galilée, sur les bords du lac de Tibériade. Avec son frère Simon
Il était pêcheur. Recherchant Dieu, il avait d’abord été le disciple du prédicateur Jean le Baptiste, qui l’avait certainement baptisé. Lorsque saint Jean Baptiste désigna Jésus-Christ en disant : « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde, il le suivit et ne le quitta plus. Il fut ainsi le premier disciple appelé par Jésus-Christ.
André servit souvent d’intermédiaire. Il présenta notamment son frère Simon à Jésus ; puis, lors de l’épisode de la multiplication, il amena le jeune garçon portant les cinq pains et les deux poissons ; lorsque des Grecs voulurent rencontrer Jésus, c’est encore à lui qu’ils s’adressèrent.
Verrière datant de 1956 représentant : Le Frère Charles Eugène de Foucauld de Pontbriand, vicomte de Foucault
Œuvre de Monsieur François LORIN Maître Verrier à Chartres
Charles de Foucauld,
Né le 15 septembre 1858 à Strasbourg (France)
Décédé le 1er décembre 1916 à Tamanrasset (Algérie française),
Il fut un officier de cavalerie de l'armée française
Puis explorateur et géographe.
Puis religieux catholique, prêtre, ermite et linguiste.
Il est béatifié le 13 novembre 2005 par le pape Benoît XVI puis canonisé le 15 mai 2022 par le pape François. Il est commémoré le 1er décembre.
Saint Eloi -Tableau : (18ème siècle- Huile sur toile) évêque bénissant. Il porte sa mitre, sa crosse et des tenailles aux pieds. (St Eloi est le patron des orfèvres et maréchaux-ferrants).
Éloi de Noyon (Né vers. 588 à Chaptelat (87) - 1er décembre 660),
Il fut un évêque de Noyon, orfèvre et monnayeur français, qui eut une fonction de ministre des Finances auprès de Dagobert Ier. Reconnu saint par l'Église catholique, il est fêté le 1er décembre
Il fut placé par son père, en apprentissage à Limoges auprès d'Abbon, orfèvre réputé, qui y dirigeait « l'atelier public de la monnaie fiscale ». Selon saint Ouen, au cours de son apprentissage, il « assistait fréquemment aux offices de l'église, où il écoutait avec une grande avidité tout ce qu'on disait des divines Écritures.
Éloi entra au service de l'orfèvre Bobbon, qui reçut une commande du roi Clotaire II pour la fabrication d'un trône d'or orné de pierres précieuses.
Clotaire II donna à Bobbon la quantité d'or nécessaire à la fabrication du siège, qui fut transmise à Éloi. Celui-ci fabriqua deux trônes en évitant la fraude sur la quantité d'or
Il devint par la suite l’argentier du Roi Dagobert
Tableau de Saint Pierre (18ème siècle- Huile sur toile), représentant son repentir. Il est représenté agenouillé avec ses clés et le coq témoin de son reniement, sur fond de paysage.
St Pierre de son vrai nom Siméon Bar-Yonah est un hébreu
Il est répertorié parmi les apôtres, au sein desquels il semble avoir tenu une position privilégiée du vivant même de Jésus avant de devenir, après la mort de ce dernier, un des trois piliers de l'Église de Jérusalem avec Jacques et Jean.
Il est né vraisemblablement au tournant du Ier siècle av. J.-C. et serait mort selon la tradition chrétienne entre 64 et 68 à Rome.
La tradition catholique en fait le « prince des apôtres », le premier évêque de Rome
Chacun des quatre Évangiles rapporte qu'après l'arrestation de Jésus, l'apôtre Pierre, par peur de risquer lui aussi la mort, nie trois fois avoir eu une relation avec celui-ci. Puis, lorsque le coq chante, Pierre sort et pleure amèrement, au souvenir de l'annonce que le Christ lui a faite de cette lâcheté : « Avant que le coq chante, tu m'auras renié trois fois ».